Diane, je l’ai rencontrée pendant l’été 2015 lors d’un séjour surf & yoga à Hossegor. Je me suis retrouvée face à une jeune femme pétillante, douce et très bienveillante. En passionnées de yoga, nous avions échangé sur ces sujets qui nous animent : l’accès au yoga pour tous, le yoga adapté, le handicap… Car sur ce point, Diane sait de quoi elle parle. Atteinte d’ostéogenèse imparfaite diagnostiquée à l’âge de 20 ans suite à une fracture d’une lombaire (une maladie génétique plus communément appelée « maladie des os de verre », elle réussit aujourd’hui à aller au-delà de la douleur, notamment grâce au yoga.

Entre temps, Diane est devenue professeure de yoga, maman, et se forme en yogathérapie. Cette professionnelle de la communication fourmille de projets plus passionnants les uns que les autres, il était donc évident que Merci Yoga lui donne la parole pour le lancement du blog.

Bonjour DIane ! Le yoga et toi, vous vous êtes rencontrés comment ?

Interview Diane

Je pratiquais le Bodybalance à haute dose et j’ai voulu aller plus loin. Un soir j’ai poussé la porte d’un studio d’Ashtanga sans avoir aucune idée de ce qui m’attendait mais ce fut une véritable révélation pour moi.

Ça fait combien de temps que ça dure entre vous ?

Trois ans & deux mois !

Quel est ton plus beau souvenir lié au yoga ?

Sûrement lors de mon voyage en Inde quand je pratiquais la méditation et les asanas dans ce shala magique au milieu des palmiers avec vue sur la mer, et uniquement le bruit des vagues pour m’accompagner.

As-tu vu une évolution de ton ostéogenèse imparfaite liée à ta pratique du yoga ?

Ma maladie génétique touche mon collagène mais elle n’est pas vraiment dégénérative. Je suis plus fragile que la moyenne des femmes, j’ai un problème de surdité et une très grosse scoliose. Au quotidien je souffre de séquelles suite à l’accident que j’ai eu en 2008 durant lequel je me suis fracturée une vertèbre.

Sur un plan physique, le yoga ne peut pas me guérir au sens littéral mais néanmoins il m’aide à vivre avec la maladie car il rend mon corps plus solide et maintient ma colonne vertébrale. Psychologiquement, le yoga est un fidèle allié.

Tu viens tout juste d’être maman, est-ce que le yoga a été important pour toi pendant ta grossesse et tes premiers mois en tant que maman ?

Ma pratique a été primordiale durant ma grossesse car j’étais très angoissée. J’ai fait de l’Ashtanga jusqu’au 5ème mois avant de me tourner vers le Vinyasa et finir par du Hatha jusqu’au terme. Ces moments étaient des instants de grâce pour moi.

Aussi, la préparation à la naissance a été grandement facilitée par ma pratique du yoga notamment avec les techniques de respirations (pranayamas).

Durant mes premiers mois de maman par contre, je n’ai pas pu pratiquer comme je l’aurais aimé car j’ai eu à nouveau de gros soucis de dos. J’ai donc dû prendre mon mal en patience avant de reprendre petit à petit avec comme objectif me remuscler pour soulager mon dos.

Interview Diane

A quoi ressemble ta pratique (types de yoga, où et quand tu pratiques, etc.) ?

Je fais de l’Ashtanga ou du Vinyasa quasiment tous les jours pour limiter mes douleurs chroniques puis développer ma pratique. L’Ashtanga m’apporte la rigueur dont j’ai besoin tel un outil de rééducation et le vinyasa, une pratique plus créative et récréative où j’explore des choses nouvelles pour moi. J’aime pratiquer en studio, guidée par des professeurs qui me corrigent et m’encouragent quand j’en ai besoin ».

Grâce à mon site agendayoga.com (qui recense toutes les événements de yoga de la Côte Basque et des Landes, lancé en 2016) j’essaye d’autres types de yoga comme le Fly ou l’Iyengar… j’adore car toutes ces pratiques se nourrissent mutuellement.

Quelle est ta posture de yoga préférée et pourquoi ? (Ou un pranayama, un Yoga-Sutra, une méditation, … ce que tu veux !)

En pranayama j’aime beaucoup Nadi Shodhana qui m’apaise vraiment l’esprit.

En asana, ça dépend des jours et de mon corps à l’instant T mais j’aime beaucoup Utthita Trikonasana (posture du triangle) car cette posture m’ouvre les côtes, j’oublie alors ma scoliose et je peux respirer !

Démonstration de Utthita Trikonasana par Delphine Bourdet

Tu vas bientôt donner ton premier cours de yoga après une formation en Inde et Tu commences une formation à la yogathérapie en France : en quoi est-ce qu’il était important pour toi d’enseigner le yoga selon cette approche ?

J’entame à peine ma formation en yogathérapie donc il va falloir attendre un peu avant que je distille mes connaissances dans mes futurs flows 🙂 mais compte tenu de mon parcours personnel de santé, il était une évidence pour moi de me tourner vers cette approche du yoga pour comprendre mon corps, l’aider et le soulager. 

Une fois que tout cela sera assimilé, j’espère pouvoir aider d’autres personnes qui souffrent de façon chronique car au-delà de l’effet de mode actuel, le yoga est un VRAI outil thérapeutique qui ne demande qu’à être utilisé.

Le mot de la fin : pour quelles raisons aimerais-tu dire « merci yoga » ?

MERCI YOGA car tu m’as redonné le sourire et prouvé que je pouvais accomplir de belles choses même avec un corps abîmé. MERCI YOGA d’être mon compagnon de route. MERCI YOGA, tu m’as donné une autre option de vie 🙂

Merci Diane pour nous avoir transmis ta passion grâce à cette interview !

Interview Diane

Crédit photo : Marta Tomasini

 

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One thought on “Diane, professeure de yoga & maman avec une ostéogenèse imparfaite”

  1. De toutes les expériences personnelles que j’ai lues, celui de Diane me touche particulièrement. Sans-doutes fait-elle écho à une dimension intérieure de moi-même que je commence à explorer.
    Il y a un mystère incognoscible dans la conscience humaine que même le corps ne peut pas traduire.
    Certains êtres vivent avec un corps en bon état toute leur vie. Pourtant, ils sont fermés à toute compréhension de la conscience qui dépasse le niveau de la matière. En yoga, on dirait qu’ils restent confinés dans les chakras sous-diaphragmatiques.
    D’autres êtres arrivent avec un handicap corporel chronique. Pourtant, leur conscience est déjà ouverte aux dimensions immatérielles qui traduisent une accession aux chakras de la poitrine et de la gorge. Probablement, demandera-t-elle toute une vie pour se stabiliser à ces niveaux et pourquoi pas, monter plus haut.
    Les histoires d’ascensions sociales et économiques de personnes qui ont produits d’énormes richesses matérielles ne manquent pas. J’en connais aussi. Elles ont de l’intelligence, de la persévérance, de la volonté ; c’est certain et elles méritent leur réussite. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’arrive pas fondamentalement à les admirer. Ma vision pénétrante voit l’envers du décor. Même si je suis content pour leur parcours et je vous promets que je suis sincère, il y a toujours quelque chose qui me tient en retrait. Je suis longtemps resté sur ce retrait sans chercher à aller plus loin. Et puis, un jour, j’ai eu une révélation.
    Rockefeller est plus connu que Diane. Pourtant, l’espoir de l’humanité appartient plus au parcours de Diane, mais le monde n’est pas encore prêt pour l’entendre.
    La parole des prophètes n’est pas faite pour être entendue, elle est faite pour être dite. Je ne parle pas là des quelques rares prophètes historiques dont aucun n’a sauvé l’humanité. J’évoque les prophètes quotidiens, anonymes qui portent en eux le devenir silencieux de l’humanité. Vous le savez bien sûr, ce silence vous propulse directement dans ajnachakra, là où vous contemplez la lumière-d’en-haut avec son propre regard.

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